La densité urbaine

La densité urbaine ou, comme les architectes ont coutume de l’appeler, la densité bâtie est un sujet qui fait débat dans les domaines de l’urbanisme, de la démographie et de la géographie depuis quelques années. Explications.

La densité urbaine et les formes urbaines

Lorsque l’on évoque le terme densité, nombreux sont les facteurs à prendre en compte pour déterminer le niveau de cette densité qui préoccupe tant les fervents protecteurs de l’environnement. Premièrement, les densités peuvent se mesurer par le nombre d’habitants par km² ou par logement et par immeuble. Deuxièmement, elles peuvent également être mesurées à partir du nombre de constructions foncières dans une ville.

La densité et les formes urbaines sont souvent confondues. Cependant, il s’agit de deux choses complètement différentes. Deux villes qui ont exactement la même densité peuvent ne pas avoir les mêmes formes urbaines. C’est là que le travail des architectes fait toute la différence. Selon les types et les emplacements de bâtiments construits, une ville prend ses propres formes et sa densité n’en dépend pas forcément. Par contre, ces formes peuvent avoir un impact direct sur les besoins en infrastructures et la perception même de la densité en tenant compte de la proximité, de l’aération et de la promiscuité.

Limiter la densité bâtie grâce à l’architecture

Pour protéger notre environnement autant que possible, surtout dans les grandes villes, la limitation de l’étalement urbain, l’artificialisation des sols et la destruction des paysages naturels est une solution tout à fait efficace. Pour y parvenir, il faut favoriser la densification des centres villes et des endroits ruraux avec la construction de logements compacts et diversifiés. Afin de limiter au mieux la consommation du foncier à cause des besoins en logements qui ne cessent d’accroître, les bâtiments en hauteur tels que les grandes tours restent une belle option, mais qui n’est pas sans défis comme le constate Urban Hub.

Les grands architectes des villes d’importance comme Québec visent depuis quelques années la densité optimale en proposant toute sorte de projets innovants en matière de design urbain. Dans un colloque sur l’innovation de la ville de Québec, les experts  en architecture ont affirmé que la densité optimale devrait être comprise entre 30 et 125 unités de logements par hectare si l’on veut préserver une excellente qualité de vie dans une grande ville comme Québec. Mais tout est également question de perception car pour le même terrain avec 30 unités d’habitation, il peut y avoir différents types de construction de différentes capacités : tours, pavillons, blocs d’appartements, etc.

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